Album des mois passés, album des prochains temps, album de l'année bien commencée grâce à ce putain de machin gallopant aux yeux fous et à la gueule écumante. Il ne reste plus grand chose du passé crust de Kylesa, juste ce qu'il faut de punkitude pour garder une ligne étique d'orchestre fucking true et le savoir du comment harder sec. Moins de crust, plus d'hallucination, de délires rythmiques à coup de deux batteurs qui tabasse en un balais zipnotisant, des guitares grasses et finaudes comme des danseuses étoiles obèses, . Heureusement qu'il y a encore des femmes et des hommes capable de nous filer l'impression de n'être pas tout à fait mort et de nous empêcher de se trouver un intérêt pour la weird folk et la cuisine sans beurre. C'est qu'à l'écoute de cet album le merdeux argneux qui sommeille en vous est rappelé à ses devoirs, écrire des imprécations sur les murs des chiottes publique, siffler des cannettes les pieds dans l'eau, réinventer son monde en fixant le son orteil droit et se sentir pousser des ailes huileuse et sombres à l'écoute de la poésie velue de ce monstreux “Static Tension”.
mardi 5 mai 2009
Kylesa, Static Tension
Album des mois passés, album des prochains temps, album de l'année bien commencée grâce à ce putain de machin gallopant aux yeux fous et à la gueule écumante. Il ne reste plus grand chose du passé crust de Kylesa, juste ce qu'il faut de punkitude pour garder une ligne étique d'orchestre fucking true et le savoir du comment harder sec. Moins de crust, plus d'hallucination, de délires rythmiques à coup de deux batteurs qui tabasse en un balais zipnotisant, des guitares grasses et finaudes comme des danseuses étoiles obèses, . Heureusement qu'il y a encore des femmes et des hommes capable de nous filer l'impression de n'être pas tout à fait mort et de nous empêcher de se trouver un intérêt pour la weird folk et la cuisine sans beurre. C'est qu'à l'écoute de cet album le merdeux argneux qui sommeille en vous est rappelé à ses devoirs, écrire des imprécations sur les murs des chiottes publique, siffler des cannettes les pieds dans l'eau, réinventer son monde en fixant le son orteil droit et se sentir pousser des ailes huileuse et sombres à l'écoute de la poésie velue de ce monstreux “Static Tension”.
jeudi 12 mars 2009
Le rap suisse n'est pas mort, lui. 1.2

Bub le Zombie "Poésie et cervelas" prods de Skile, cuts d'Oddrock, orformOrnorm

D'abord avec le Alex Amonte, un EP généreux de 10 titres, des prods super cools, variées et efficaces sans être bateau, des textes finauds et précis, parfois drôles, parfois dérangeants, un flow du tonnerre. On apprécie surtout la capacité du mc à s'adapter au rythme des instrus, à rapper parfois très vite et à poser par moment d'une manière souple, presque nonchalante. Un disque assez intimiste, une histoire de famille étant donné que les beats sont produits par le frère du mc. Un rap conscient sans clichés indigestes. Les nostalgiques de l'âge d'or du rap français sauront apprécier le talent de ce mc qui ne se cache ni derrière un pseudo, ni derrière un code postal.
Avec le monstrueux "Poésie et cervelas" de Bub le Zombie ensuite. Monstrueux dans tous les sens du terme. Cynique, frais, délicieusement méchant, vulgaire mais recherché, un disque sans limites. Un travail d'équipe entre Bub et tous ses amis, imaginaires et réels. Et tous ces ennemis aussi. Une guerre ironique. Un flow rapide et nasillard. Des mots compliqués. Un groove d'enfer. Une vraie mauvaise blague sans fautes. Des guests méga top classe comme l'incontournable Roccobelly, le bien-nommé Hades, le surprenant Astro et même MC Carlos! Et des textes à coucher dehors que vous pouvez lire ici si vous comprenez pas tout, on vous en voudra pas!
A Disc-à-Brac on en peut plus de bosser en même temps deux disques de rap du coin sans fautes d'orthographe dans le booklet! Donc on fête ça le vendredi 13 au magaze avec force coupettes et cervelas grillés. Viendez nombreux!
On vous attend aussi les 20 et 21 mars à l'espace autogéré de Lausanne pour le Give me 5 festival avec Bub et son show de tueur(s) mais aussi Nostra, Sisma, Amnesty, K.H.A. et bien d'autres!
Non, le rap suisse n'est pas mort!
Alex Almonte
Bub
orformOrnorm
mercredi 11 mars 2009
THE QEMISTS

BIG BEAT OU GROS Q
hum....après la vague des poitrines flamboyantes dévoilées sur les pochettes de stoner, THE QEMISTS arborent eux, un énorme Q que Rodin lui même n'aurait pas renié....... alléchant déjà...... non ???
Mais comme il n'y a pas que le Q dans la vie (hélas) parlons donc un peu du contenu artistique ...........pppffffff............euh ...... bon.....
la première ( la 25 ème non plus d'ailleurs ) écoute n'évoque pas vraiment du Leonard Cohen sous Valium, c'est un peu ailleurs que se situent les débats; ces voyous brutalisent les dancefloors , un peu à la sauce de Prodigy dans leur période de gloire, mais en moins malin (mon dieu est-ce possible ??? ) , il y a un peu de THE BUG aussi; sur ce ring sonore s'affrontent également quelques mc's issus de milieux choisis ce qui confère a l'ensemble un coté un peu grime.... (du latin : contedegrimm )
......de milieux choisis disai-je, dont MIKE PATTON , ok bonnardos, mais surtout .......surtout MC NAVIGATOR , ...........LUI !!!!!
LE mc de légende qui était sur tous les projets cools d'éléctro dans les 80's et les 90's, doit avoir 128 ans maintenant (et celà s'entend un peu) c'est certainement pour ca qu'il n'est crédité qu'en dixième position, mais ca valait quand même de se lever ce matin pour profiter de ce comebackouillet
Quoi qu'il en soit, je vais devoir aller m'acheter des fringues en adéquation si je veux me pavaner sur le tempo, (d'autant plus que SOLANGE LOSANGE va bien finir par sortir son album ); donc une grosse casquette jaune fluo avec une visière de 5m50 de large et la veste qui va avec..... (euh.... c'est fou le nombre de gosses d'aujourd'hui dont les parents faisaient du ski dans les années huitante ).....euh à la place de la casquette , je pourrais pas plutôt avoir le tricorne de l'Amiral NELSON....il était anglais aussi et il était lui aussi un MC NAVIGATOR
lundi 9 mars 2009
SAMAEL "Above"
après quelques siècles de joyeux labours prospères et bucoliques dans la
vallée alluviale et nourricière du Rhône, nos fiers barbares s'ennuient
ferme , lors des veillées aux coins du feu ils se remémorent les glorieux
exploits de leurs ancêtres Veragres et Sedunes qui foutirent
la pâtée à la XII ème légion de Servius Galba lors
de la très célèbre bataille d'Octodure................( 56 av. j-c )
Exhortés donc par leur femmes qui les traitent de miquelets et, l'alcool
aidant, ils décident donc d'en remettre une couche, et de partir sur de
nouveaux territoires, histoire d'avoir de nouveau des trucs a se raconter
lors de leurs beuveries, et que merde a la fin ......SONNEZ LE
TOCSIN...... AMENEZ MOI MON ARMURE ....
ET PRENEZ SOIN DE MA FEMME ET DE
MES ENFANTS.....
LES HOMMES DU NORD SONT DE RETOUR !!!!( euh du nord d'Aoste surtout.... )
et cette fois ils ne sont pas rasés avant de partir, au placard les tubes
de gel !!! à la cave les clavecins !!! on ressort les drakkars et les
masses d'armes, ce raid dévastateur n'ayant qu'un but......... occire des
ennemis, et brutaliser ses femmes afin de les offrir en holocauste à
leurs dieux ancestraux, j'ai nommé ODIN, SLAYER, VENOM...ET THOR
L'aventure promet d'être belle
VAE VICTIS
vendredi 27 février 2009
KITTY, DAISY & LEWIS

mercredi 11 février 2009
REVENGE OF THE SUPER FEMALE RAPPERS!
FLY GIRLS
B-Boys beware : Revenge of the Super Female Rappers ! nous prévient la cover de la nouvelle compile de chez Soul Jazz Records, le label le plus crédible quant il est question de compiles d’inédits et de rééditions de titres old-school, black plus particulièrement. Cette excellente compilation dédiée aux rappeuses offre un sans faute tant historique qu’artistique. De Lady B, la première femme à enregistrer un single rap en 1979, à la star internationale Missy Elliott en passant par les MC’s féminins indépendants les plus respectés des 90’s comme Bahamadia ou Queen Latifah, SJR n’oublie pas de dépoussiérer quelques talents oubliés. À une époque où la femme dans l’imagerie hip-hop est souvent réduite à une potiche (c’est un euphémisme), Soul Jazz rappelle qu’un mouvement contestataire comme le hip-hop ne pouvait que séduire des femmes ayant des choses à dire, et pas uniquement sur leur condition sociale, leur sexe ou leur couleur. Ces nanas qui n’ont pas leur langue dans leur poche nous font savoir qu’une musique, presque aussi vieille que le punk, devait aussi compter sur elles pour construire un édifice culturel de cette ampleur.

lundi 9 février 2009
L'hippopotame ratatiné et le pique-boeuf agonisant.
C'est dit.
Mais quand même, il y a des limites.
Des limites à respecter. Même quand on est le demi-dieu vivant du rock de stade, l'Alexandre le Grand des ondes radios, le copyright de la musique populaire américaine, l'Elton John de Barack Obama, même quand on s'appelle Bruce Springsteen. Surtout quand on s'appelle Bruce Springsteen. Nom d'un chien quand on est le Boss on ne commence pas son 24ème album par un pathétique emprunt à Kiss. Par pitié. Il est des choses qu'on a le droit de faire quand on est des punks et qu'on s'appelle Arton Wall mais qu'hélas il n'est plus permis de faire quand on a accouché de Born In The USA.
Bref, reste ce "Working On A Dream" dont on ne sait trop que faire. Pas un disque vraiment raté. A vrai dire dans la discographie récente de Springsteen même le peu convaincant The Rising offrait son chapelet de bons morceaux (le tubesque Further Up On The Road, un Nothing Man dans la veine de Nebraska, l'augural Counting On A Miracle) tandis que les Seeger Sessions étaient un petit chef d'oeuvre à part entière et que l'avant-dernier Magic était un très bon album du Boss avec l'E-Street Band, voire notre newsletter no.8. Mais ce nouvel album arrive trop tôt pour être artistiquement crédible, est bourré de platitudes bien-pensantes, d'auto-parodies et de fautes de goût, parfois les trois à la fois. C'est dur. Et on ne parle pas de la pochette. Et en plus la production est tellement léchée que les rares coups de maître du maître disparaissent sous le goût des exhausteurs de saveur périmés et surfaits du pourtant très compétent O'Brien.
Dommage pour Bruce. Les fans l'achèteront quand même les yeux fermés et c'est pas moi qui leur jetterai la pierre. Car pour un fan 2-3 bons morceaux suffisent à sauver un album. Et l'honneur est sauf ici. Grâce au bluesy, stonien et crasseux Good Eye qui ne va nul part et ne veux rien dire. A l'évident Working On A Dream. Au sympathique What Love Can Do. Et à l'efficace Lucky Day, qui, en matière de rock anthem, aurait suffi. Sans être inoubliable, il remplit son rôle de tube vendeur, mais par là même souligne l'inutilité du reste de l'album. Les deux morceaux bonus, plus folk et minimalistes, rappellent d'abord qu'artistiquement c'est ce que Springsteen fait de mieux, qu'il a vraiment une voix, une guitare et un discours mais aussi que si le répertoire du songwriting de bon goût peut s'étendre ad eternam ce n'est pas vraiment le cas de celui du rock épique.
Du coup si le Boss voulait par cet album prématuré combler le vide créé par le retrait en masse de ses fans républicains m'est avis que c'est raté. Cela dit les comments de ceux-ci sur son site valent vraiment le détour. Il ferait mieux de rééditer Nebraska et Ghost Of Tom Joad en vinyl et de viser les jeunes générations qui se pâment devant Devendra Banhart, faute de mieux. Free advice, Boss.
Ceux d'entre vous qui m'ont suivi jusque là, bravo, et qui justement préfèrent ces deux albums risquent fortement de préférer le nouvel album d'un autre papy du rock ricain canonique. J'ai nommé John "Cougar" Mellencamp et son splendide "Life Death Love And Freedom"
Bon, je vais pas vous faire l'historique de John Mellencamp, sorte de Springsteen raté qui a toujours essayé très dur mais n'y est jamais arrivé vraiment. Et sur qui l'ignoble industrie du disque à fait peser le poid de toutes ses crasses les plus ignobles, comme lui imposer un nom d'artiste ignoble, le signer sur une major ignoble pour le dégager d'un manière ignoble, et j'en passe et des glorieuses. Il fut la risée de la presse lorsque ces albums étaient dans les charts, et dédaigné du public quand la critique reconnut enfin ses aptitudes d'auteur-compositeur-chanteur américain pur sucre. Il faut dire aussi que Mellencamp est un peu un loser, d'abord avec cette volonté affichée de faire exploser le billboard, de prendre la place des grand alors qu'il débarquait de nulle part, puis avec cette prise de position anti-branding brandie à côté de toutes les causes démagos qui font bien dans le press-book et dans les petits papiers de Bono, pour finalement être balayée par un morceau de synchro pour une pub télé.
Bref tout ça fit que le petit John s'il atteint une certaine audience, et un statut potable sur l'Olympe des Dieux du Stade, dans son pays ne traversa jamais complètement l'Atlantique pour convaincre des Européens ou trop malins ou trop pointilleux sur l'authenticité des rockstars proposées pour l'accueillir les bras ouverts. Ainsi, pour ma part, j'étais passée à côté et, en écoutant ses vieux tubes, même si j'aime bien ça, je me dis pas que j'ai raté un truc vraiment indispensable. Alors que si je découvrais Springsteen maintenant je ne serais sans doute déjà plus là pour découvrir Springsteen maintenant, ahem... Bref. Première différence entre l'hippopotame et le pique-boeuf. 2ème : la classe. 3ème : la souffrance. 4ème : l'entourage. Et c'est ces deux dernières qui vont nous intéresser ici. Car c'est la souffrance et l'entourage du brave John qui font de ce disque, au titre par vraiment permis non plus, une petite merveille à ne pas snober.
La souffrance d'abord. La souffrance presque standard des classes laborieuses, la maladie, la rébellion adolescente et l'hyppopotamesque and for my 19 birthday i got a union card and a wedding coat vécu deux ans plus tôt. La souffrance non moins standard de l'artiste dénigré, du jeune homme floué, l'amertume, les regrets. Le temps qui passe. La honte. Les échecs qui entachent ce qui aurait du être une carrière. La vieillesse. Bon, finalement je vous ai quand même fait un semblant de biographie du bonhomme. Mais c'est vraiment ça qui explique la qualité de cet album. Ces textes désenchantés. Cette fureur fatiguée. Ces sombres accords mineurs (sans blague). Bref, ce grand disque de songwriting touchant.
L'entourage ensuite. Qui se résume en un nom T-Bone Burnett. Oui, lui. Celui dont on vous parlait déjà en même temps que de Magic, no. 8 encore, celui qui a fait ça Et qui donc a produit ce somptueux Vie Mort Amour et Liberté. Le vieux aux 28 oreilles et aux 240 doigts, le génie du sombre, du vrai, du triste. Son touché fait fondre tous le pathos de Mellencamp, rend à ses morceaux leur profondeur, en y ajoutant une ligne de slide par-ci, des backing à la Harris (Emmylou pas Deborah) par-là, une rythmique bluesy crasseuse quand nécessaire, un poil de Hammond pour le brillant ou alors rien de plus qu'une guitare desséchée quand la substantifique moelle s'impose d'elle-même, notamment par son phrasé tout springsteenien, tiens...
Bref. Je vous recommande cet album. Chaudement. J'insiste.
Et maintenant que j'ai battu Nangijala au concours de longueur de post, je vais aller me coucher en adressant ma prière au Bon Dieu du Rock.
"Merci Seigneur pour tous ces vieux qui font des bons disques.
S'il te plaît fait vivre T-Bone Burnett trèèèès longtemps.
Comme ça, quand le Boss sera vraiment vieux, il pourra le sauver de lui-même.
Oui comme Rick Rubin l'a fait pour Johnny Cash. Oui.
Merci Seigneur.
Et laisse Brendan O'Brien s'occuper de Mastodon plutôt.
Amen"
e-

jeudi 5 février 2009
Arrivages et restockages 1.2
En hard qui dépote on a fait un petit réassort de récent et d'un poil moins récent, à savoir, entre autres, US CHRISTMAS, 16, MENACE RUINE, BLACK ELK, HEY COLOSSUS, HARVEY MILK (des singles dont vous nous direz des nouvelles...), SAVIOURS, ROADSAW, CANNIBAL CORPSE, CATTLE DECAPITATION et le tout nouveau DALEK, non c'est pas du hard mais c'est tout comme!
Et on a de nouveau du THESE ARMS ARE SNAKES, BRONX III et les vieux BLACK KEYS, le meilleur duo de la terre. Le NAPALM DEATH quant à lui suit lentement mais sûrement les incompréhensibles méandres des réseaux de distribution (où quant il ne fait pas bon être distribué par une major incompétente, là, c'est dit!)
Voilà, de retour sous peu avec de vraies chroniques, là c'est un peu du foutage de gueule je vous l'accorde mais, hélas, 4 oreilles et 4 mains ça fait pas beaucoup pour digérer tout ce qui sort ces jours...
Shelving IMIHS
Cet enregistrement
a été mis sur pied en trois jours, dans la grange d'une veille ferme ouverte aux quatre vents sur la commune des “Enfers” dans le Jura suisse. IMIHS est un mot gravé sur le côté droit de la maison, on en saura pas plus. Shelving souhaitait s'isoler quelque jours, afin de créer une dynamique et un contexte particuliers d'enregistrement live: “un moment où l'on a voulu mettre sur la table nos idées et les enregistrer. Sans passer des semaines à overduber ou à tourner les morceaux dans tout les sens”. Le résultat est extraordinaire: Un empilement de couches de claviers grandiose. Des accumulation de pattern sur pattern poussant à l'angoisse, au tourment puis à une épiphanie soudaine, une illumination quasi chamanique. Comme si a lumière courait sur les claviers prise d'élan mystique. La réalité de la musique n'en est plus une, du moins il semblerait qu'il nous est présenté de nouvelles dimensions inouïes au travers de cinquante minutes de lumière ocillante, de phare hypnotique. Après, ce fut le noir.
sortie chez Division Records début mars
Quelques petits arrivages chouettos 1.1
DÄLEK "Gutter Tactics" DÄLEK "Gutter Tactics"DÄLEK "Gutter Tactics" DÄLEK "Gutter Tactics"DÄLEK "Gutter Tactics"DÄLEK "Gutter Tactics" DÄLEK "Gutter Tactics" DÄLEK "Gutter Tactics"
Le flambant neuf ILLA J "Yancey Boys" produit par vous savez qui qu'on va vraiment commencer à se demander s'il est vraiment mort et pas dans un studio d'enregistrement quelques part avec Big L et B.I.G... Si si lui-même Jay Dee AKA J Dilla, l'heureux fils de son heurseuse mère. En version instrus également.
Le tout aussi flambant "Who Is This Man?" de JOHN ROBINSON, produit par l'autre mec qui ne se tarit jamais bien vivant derrière son masque, Master Metal Finger DOOM.
Ainsi que LE PACEWON presents TEAMWONINC et le FREESTYLE VERSUS WRITTEN de C-RAYS WALLZ et KOSHA DILLZ
Les Beats Konducta 5 et 6 de Sieur Madlib, réunis sur un seul cd.
A noter également qu'on a à nouveau le dernier SCARFACE "Emeritus" dont la prod doit faire palir tous les sus-mentionnés. Epaisse, lourde et ciselée comme on en rêvait même pas.
Et, pour ne pas laisser les britons en reste une excellente compile de chez TruThoughts, avec des super titres des Bamboos, de Quantic, de Hint et de toute la finnaude écurie.
Du côté suisse on vend à présent l'improbable mixtape "évolution" du tout autant improbable ROBERT ROCCOBELLY, "Du Singe Au Dauphin", tout un programme... Et on a reçu une fois de plus le GAMBI "Vieux Gamins" qui fait exploser les charts des auto-prods lausannoises. Bravo!
samedi 31 janvier 2009
Le rap suisse n'est pas mort, lui. 1.1
Un mec et une nana, qui se passent le crachoir avec une dextérité décomplexée. Un public acquis en un morceau sans pour autant se voir obligé de faire la moitié du show lui-même comme c'est trop souvent le cas dans ce genre de concerts. Un vrai DJ qui ne se contente pas de balancer des instrus entre deux cannettes. Des vrais MC's attentifs au public, en phase, qui se passent de set-list comme des usuelles mais gênantes minutes dédiées au démélage des cables micros. Des beats variés de toutes provenances, du massif violonu à l'absrtact aux rythmes syncopés en passant par l'électronique new-school accéléré. Des flows habiles qui s'adaptent sans un hoquet aux variations de BPM. Des textes malins et un humour à toute épreuve qui ne versent jamais dans la superficialité ni dans la parodie de la parodie de la parodie... Des messages directs qui atteignent leur but comme un poing dans ta face, loin des euphémismes et la sur-narrativité si chère au rap français depuis ses débuts. Pas d'histoires de gamins qui traînent dans des cages d'escaliers ici, mais des faits, des haines et quelques rêves qui ne s'embarrassent ni de détails ni de métaphores. Bref un rap politique, virulent et dénonciateur qui nous rappellent, une fois n'est pas coutume, que c'est ça le rap. Aussi. Surtout. Et que, débarrassé de ses clichés, il arrive encore parfois à son but ultime.
Rynox
samedi 17 janvier 2009
NEWS


Les plus boulus d'entre vous se réjouiront d'avantage de la sortie du nouveau 16, enfin proprement distribué, le bien nommé Bridges To Burn. Epais à souhait, gueulard, énervé, gras et malin. Cela fait bientôt 15 ans que les californiens tabassent les élites du hard de tous bords et il est grand temps que leur metal efficace, sludgy et défoncé, qui lorgne du côté des grands du passé, Black Sab, EyeHateGod comme Slayer ou Napalm Death, vienne se poster aux côtés des grands de notre temps Mastodon, Gojira ou encore High On Fire. HIGH ON FIRE qui par ailleurs vient de sortir un album live enregistré en 2003 au Relapse Contamination Fest. Si ça sent pas la fin de contrat ça... Anyway ça sonne comme la bière et c'est plein de vieux titres que le trio ne joue plus guère en concert. Pour ce qui est des lives on attend de pied ferme celui de nos petits chouchous britons de FUTURE OF THE LEFT (les ex-McLusky) Last Night I Saved Her From Vampires. On l'a pas encore ouï mais les meilleurs d'entre vous n'ont pas oublié les monumentales performances de ce trio fantastique. On cite une fois encore Falco, le parolier de la décennie : Hide your dreams from capital Everybody needs to eat Even dogs and customs men Suddenly these ostriches Do not seem so interesting Now we are not worthy of tans Open wide for - sudden folk songs Open wide for - certain doom.... Rhâââ! Bon d'accord, j'arrête.



En electro, les deux nouveautés françaises du moment sont dûes à des artistes de talents, malheureusement un peu entravés par toute la hype fluo dans laquelle leur pays se vautre depuis maintenant trop longtemps. Si Manual For Succesfull Rioting est un bon album d'electro on regrette un peu que BIRDY NAM NAM préfèrent prendre Justice comme guest plutôt que leur sbonnes vieilles MK2 qui se font très discrètes ici. C'était mieux avant? L'autre mystère de la rentrée est le retour de MR. OIZO qui sort un bon album dance-floor malin avec un artwork des plus sympatique bourrés de références culturelles de derrière les fagots. Quant à nous les machines on les apprécient davantage sombres et dégueulantes et on trépigne déjà à l'idée d'un nouveau DÄLEK qui devraient rejoindre sous peu Matt Elliott et Portishead dans la catégories des meilleurs albums pour s'ouvrir les veines tous ensemble dans la joie et la bonne humeur! On attend également les anglais touche-à-tout de THE QEMISTS et leur rap-grime-dubstep-ragga ludique et leurs multiples invités de luxe (le Général Patton, Wiley,...) Pour les puristes un nouveau EPMD vient d'arriver, ainsi que l'excellent retour de ZION-I on attend plus que le nouveau UGLY DUCKING pour une rentrée hip-hop en bonne et due forme.



C'est tout pour l'instant, mais voici, en vrac, quelques trucs à venir en février dont vous reparlera en tant voulu. Beirut, Emily Loizeau, Alela Diane, Handsome Furs, Thursday, M.Ward,...
Pour conclure il s'agit de féliciter nos potes d'ÄRTON WALL pour leur excellentissime 2ème album Marmelade Jacuzzi qui rock à mort, sonne à mort et... vend à mort! 30 albums en 3 semaines juste chez DAB c'est un bon score! La sortie officielle et mondiale est fixée au 24 janvier, date de leur vernissage au Romandie, ainsi que du premier album de leurs potes de Feuerzeug, ne les ratez sous aucun prétexte. On les aime, vous les aimerez aussi!

samedi 10 janvier 2009
forthcoming...
rôh putain !2009 sera une grande année rock... à peine quelques jours de janvier glacial & que de bonnes nouvelles déjà... jugez plutôt les futurs albums qui vont cartonner cette année: MONO, THE APPLESEED CAST, EARLY DAY MINERS, SOPHIA, ...
et surtout "spring tides" de JENIFEREVER prévu pour avril, dont voici déjà l'alléchant tracklisting:
Green Meadow Island
Concrete And Glass
Ox-Eye
St. Gallen
Nangijala
Sparrow Hills
Lives Apart
The Hourglass
Ring Out The Grief
Spring Tides
... ces jeunes suédois ont vraiment la classe. difficile d'accepter qu'ici personne ne semble s'y intéresser... ? c'en est incompréhensible ! seule une pincée de "sales fans" les considèrent comme les nouveaux CURE avec tous les trucs modernes cools, du style: la prod' irréprochable (jamais guitare n'aura sonné aussi belle), une voix forever young, des instruments vintage à pleurer de collectionnite aiguë, des jeans tout serrés, des bras décharnés, des lunettes de geek, une batterie gretsch, des envolées lyriques post romantiques, des paysages sonores de toute beauté, des paroles qui sonnent tellement JUSTE, des mélodies imparables... bref. the next big thing in the small world of your heart & soul & ears. ici, c'est le disque le plus attendu depuis si longtemps... rarement patience n'aura été autant sollicitée. alors à bientôt en nombreux exemplaires chez votre disquaire favori ; yes, we can...
http://www.myspace.com/jeniferever
http://www.youtube.com/watch?v=Y35kAIQx2iY&feature=related
... last but not least, sont vivement recommandés à DàB les ouvrages rock des éditions "camion blanc". malgré encore quelques petits détails tels que fautes d'orthographe ici ou là, il faut avouer que les titres proposés sont de plus en plus intéressants. 2 ouvrages indispensables sur JOY DIVISION, "histoire d'une vie - touching from a distance" de deborah curtis et le tout récent passionnant "ian curtis - l'âme damnée de JOY DIVISION" par mick middles et lindsay reade. eh oui, à dàb, on ne trouve pas que des disques et un monsieur le pied sur le comptoir lorsqu'on fait péter CLUTCH et les CLASH - mais aussi des livres qui parlent de disques - et y en a quand même parfois des vachement bien !!! du genre de ceux que tu emmènes même aux toilettes parce que c'est agréable et favorise aussi le transit intellectuel...
bonne année !!!
jeudi 8 janvier 2009
En attendant les news...
RODRIGUEZ : Cold Fact

Trésor caché et dépoussiéré enregistré en 1969, l'année de... Bref, l'Année.