mardi 17 novembre 2009

YOKONOE Bathyscaph

Tcheu!
Ca fait un moment que le pépère blog du DAB ne vous a pas bassiné avec un groupe du coin. Et surtout ça fait une paye qu'on ne vous a pas proposé autre chose qu'un truc boulu qui hurle sous des couches de disto. Alors hop remédions-y maintenant! Avec un bon remède de grand-mère qui n'a de grand-mère que le nom. Ginette.
Ginette c'est le premier morceaux de Bathyscaph. Bathyscaph c'est le premier vrai album de Yokonoe, groupe fribourgeois qui tombe pile poil pour sauver une année plutôt pauvre en sorties suisses.
En chroniquant un premier LP on s'autorise plus facilement à parler des influences cueillies au fil des écoutes. J'égrainerais donc ici Third Eye Foundation, Coldplay, Yellow 6, Shannon Wright dernière période, Lichens, Dominique A et bien-sûr Radiohead, mais pas trop quand-même, on est au nord des Alpes...
Bathyscaph est une montagne de subtilités.
Subtilité des compos, mélodies efficaces, lignes de pianos lancinantes, voix superbes, passages ambiants, arpèges volatiles.
Subtilité de l'arrangement ensuite, des cuivres pour la chaleur, des bruits d'oiseaux pour le heimweh, quelque samples bien sentis pour la richesse, une rythmique doublée nonchalamment sur le clavier qui traînait là.
Subtilité de l'enregistrement finalement, une prod ultra maîtrisée qui laisse d'abord un peu perplexe; la voix ou trop en avant ou sur-mixée par exemple. Des morceaux très songwriting au coin du...vous voyez le tableau à ceux très froids bouis-bouis electros tous azimuts. On a un peu l'impression d'entrer dans le studio d'un Brian Eno qui n'aurait pas touché à ses joujoux depuis trop longtemps, cet ingé son là en fait parfois un peu trop, mais toujours avec classe.
Au final un album très riche et très malin, qui comporte certes quelques longueurs et quelques faiblesses, mais qui se termine toujours après une heure sur un délicieux goût de reviens-y plutôt que sur la pile des trucs "pas mal pour un premier LP"
On ajoutera que ces messieurs-là sont également des esthètes, leur pochette est magnifique, presque autant que leur site, en moins compliqué.
Ils seront en concert le 25 novembre au Bourg, ne les ratez sous aucun prétexte (Jenniferever, Clutch et Karma To Burn en sont des bons, hélas)


jeudi 8 octobre 2009

Part Chimp "Thriller"

Gens!

Vous a-t-on déjà parlé du meilleur groupe de la terre? Bon, d'accord, à force de crier au loup...
Vous a-t-on déjà parlé du meilleur groupe anglais du moment? Non? Bon. Ils s'appellent Part Chimp. Déjà.
Ils étaient 4, soit 3 musiciens + le volume. Enfin c'est ce qui etait écrit sur leur rider. Ce qui signifie : N'ALLEZ SURTOUT PAS ESSAYER DE COMPRENDRE CA SUR YOUTUBE. Cela serait une grossière erreur, un groupe qui joue à minimum 115 décibels sur scène ne vaut jamais rien en vidéo. Maintenant ils sont 4 (+ le volume) vu que ces trois messieurs ont abandonné la formation divine pour recruter un bassiste. Pire, une bassiste. Une erreur typiquement pressfriendly à l'anglaise me direz vous. Que nenni. La madame dégottée n'est autre que Tracy Bellaries, des hélas oubliés Ikara Colt. Une Laura Pleasants britonne qui chie perchée sur ses hauts talons. Classe, finesse et douceur. Et s'il est un groupe qui se fiche de la presse, c'est bien Part Chimp qui bien sûr n'étaient pas arrivé au statut de next mouchoir made in UK avec leur merveilleux et bien nommé Chart Pimp. Et sacrebleu ils ont (eu) raison.
Sachez ensuite que Part Chimp sont depuis toujours sur le très select Rock Action, le label de Mogwai, seigneurs du boucan malin des anciens temps.
Parlons maintenant de leur dernière merveille. Thriller. En hommage au très bon album de New End Original, ils me l'ont dit.
Vous l'aurez compris, Part Chimp font du bruit, BEAUCOUP DE BRUIT. Mais ne vous attendez pas ici aux concours d'amplis du Maître O'Malley, ni à la linéarité dronesque, ni même aux envolées post-neurosienne. Pas de doom, pas de boucan sans queue ni tête, même pas de noise carrée et math. Et non, car malgré le volume ce qui fait la force de Part Chimp n'est autre que la mélodie. Ca vous en bouche un coin, hein? Et bien moi aussi. Et un bon. La mélodie partout et toujours. Même quand le plus sourd des rockeurs sort ses pamirs parce que "mince quand même depuis My Bloody Valentine j'avais pas saigné comme ça" elle est là et il se trémousse. Dans la montagne de fuzz, de disto et de toms de 58 pouces (j'exagère à peine) elle est là. Et pas ténue comme les arpèges barbants des passages pour filles des trucs postsrceamo en couleur. Elle te prend la main comme Maiden ou comme Weezer. Mais elle te prend pas pour un con, jamais. Part Chimp c'est un lyrisme outrecuidant qui suinte envers et contre tout, qui passe au travers des murs de bruits, qui t'attrape par les couilles au mauvais moment, qui te fait hurler de douleur en plein repas gastronomique. Bref. On vous rebat les oreilles depuis des années avec le soi-disant talent des groupes actuels qui mélange brillamment tout ce qui leur tombe sous la main, à défaut d'inventivité, mais s'il en est un qui sort intact d'un exercice aussi difficile que celui de l'équilibre parfait entre le pur bruit et la pure finesse, entre la mélodie la plus catchy et la section rythmique la plus épaisse de tous les temps c'est PART CHIMP (vas-y hurle un coup, ça soulage.)
Cependant ils commettent un écart sur leur album, un morceau, l'avant-dernier nommé Super Moody. Super Moody est super, il est moody, mais il n'est pas un mur dans ta face. Il fait penser à du Chokebore. Et c'est assez rare pour le souligner. Un morceau pas de Chokebore qui fout des frissons comme du Chokebore, vous en avez beaucoup sous la main, vous?

dimanche 13 septembre 2009

C'est la rentrée du hard 1.1

Braves hardeux, braves hardeuses.

Voici les quelques petites news inratables pour passer l'automne au chaud de la disto.
Tout d'abord notre coup de coeur, 2x moins nombreux, 2x moins kitsch et 2x plus lourd que White Snake, j'ai nommé Black Cobra. Un duo gtr/drm comme on en a toujours rêvé. Fort, lourd, épais, groovy, pas arty pour un sous. Leur 3ème album, Chronomega, est tout chaud et décemment distribué, ce qui ne gâche rien.


Par ailleurs nous avons eu droit à une énième résurrection de groupe oublié qui vaut le détour avec le nouvel album de Keelhaul. Membre à part entière, bien que volatile, des premiers mecs à instaurer un post-harcore qui n'en a pas fini de nous gaver, Keelhaul avait sorti dans les nineties une poignée de chefs-d'oeuvre de brutalité et de finesse. Ils reviennent des années après avec humour et humilité et sortent le bien nommé "Triumphant Return To Obscurity". Ou quand une reformation n'a aucun but financier. Que du plaisir. Le plaisir des gros riffs, des rythmiques botchiennes et du rock'n roll, jamais oublié.

Pour les plus punks d'entre vous le dernier Pissed Jeans vous ravira. Avec leurs compos à la Black Flag remis au goût du jour, leur noise pas de Chicago, leur énergie folle, ou leur folie énergique ils sont là. Urgents et immenses. Leur deuxième album King Of Jeans pue de l'entre-jambe, dégraisse les clichés et remet une couche de boucan jouissif là où le premier, Hope For Men, nous avait laissé, pantelants et dépendants.


Niveau postpsychiatriquestonertournoyant nous ne sauront que vous recommander chaudement le premier album de Quest For Fire, enfin dispo. Ceux-ci réunissent plein d'avantages. Ils sont canadiens. Ils sont signé chez TeePee (Warlocks, Nebula,...). Ils ont un chouette nom. Un ex-Cursed en fait partie. La voix est supracool. Les compos sont malignes et bien torchée, les riffs lourds et planants. Pour les fans des groupes en Black (Mountain, Angels, et Sabbath surtout)

lundi 15 juin 2009

+ de hard! 1.2



Jeunes gens, une fois n'est pas coutume, il est question ici de votre éducation. En effet, ma vocation de disquaire ne me servirait qu'à arroser des citronniers si je ne prenais pas le temps de vous parler d'un des meilleurs groupes de la terre, Coalesce!
Que les bienheureux fans passent leur chemin. Et ceux qui sont trop vieux, ou trop sourds aussi.

Il y a des tonnes de choses à dire sur cet excellent groupe qui participa grandement à fonder la scène hardcore telle que vous la connaissez maintenant ou l’avez connue il y a quelques années. Je me contente de souligner quelques aspects évidents qui le prouvent, en toute subjectivité, il va sans dire !

Coalesce fait une des musiques les plus brutales de tous les temps. À ranger aux côtés de Dillinger Escape Plan, Breach, Napalm Death, Converge ou Refused

Coalesce ne se fait pas chier comme tous les autres groupes de rock ; en 15 ans d’existence ils splittent plusieurs fois quand ils en ont marre de leur gueules respectives et ne se donnent même pas la peine de venir jouer en Europe, ce qui change enfin ces prochains jours.

Certains membres ou ex-membres de Coalesce ont joué ou jouent dans de très bons groupes comme The Casket Lottery, The Get Up Kids ou encore Tarentel.

Coalesce préfère vendre des flasques à whisky ou des mugs à café plutôt que juste des t-shirts. Ils font partie des êtres humains qui aiment bien boire.

La musique de Coalesce dépasse allégrement les limites du hardcore. J’en veux pour preuve leur incroyable album de reprise de Led Zep paru en 98 (newsletter 08) et, sorti en 96, leur split single avec Napalm Death.

Sean Ingram a un chant qui enterre tous les hardcoreux new-yorkais couverts de shorts, de bandanas et de chemise de tatoos. Sa voix gutturale saute aisément des hurlements terrifiants à du chant groovy en voix claire, en passant par des passages parlés.

Le guitariste de Coalesce, Jes Steineger, est un pro de tantrisme, dans une interview il raconte qu’à l’époque leurs shows étaient tellement intenses qu’il se masturbait en jouant. Ce qui prouve que Coalesce aiment bien la vie et que leurs concerts doivent être vraiment de la balle !

Maintenant qu’ils reviennent sur le devant de la scène, après de très longues années de silence radio, Coalesce se font très généreux. Le magnifique « Salt And Passage » 7’’ est sorti en 2007. À l’heure où je vous parle leur nouvel LP « Ox » est en route pour le Dab, avec ces 14 nouveaux morceaux. Le groupe a également annoncé la parution prochaine d’un Ox Ep avec d’autres nouvelles compos.

Les compos de Coalesce sont torchées et hymnesques à la fois. Ils jouissent surtout d'une déconstruction rythmique monstrueuse que ne renieraient ni leurs potes de Botch ou de Boys Sets Fire, ni les plus jeunes de Between The Buried And Me ou de Burnt By The Sun, pour rester dans les B.

Les mecs de Coalesce sont vraiment très sympas, ils pensent à leurs encore trop rares fans et répondent même à Diego quand il leur pose des questions sur leur forum. Pour le private-jokisme fanatique.

Les textes de Coalesce sont vraiment super, même si on les comprend rarement. Ca vaut la peine d'aller checker leur lyrics. Un petit exemple Son of Son of Man and the testament of all thoughts little. It dulls the spark begging all who dare dream back into denial where so called “legends” drive mini vans and forgot they could break and bleed on the god damned floor and never feel so damn alive.

Le nouvel album sort en différentes versions, vinyl et cédé, ce qui prouve qu'ils ne font pas si mal de rester chez ce petit label qui aime tant le bel objet, malgré leur sale tendance à traiter leurs artistes comme des chaussettes, j'ai nommé Relapse, ever heard about it?!?

OX sera disponible sous peu chez Disc-à-Brac. Y a déjà du son sur notre mypace.

COALESCE seront en concert le lundi 22 juin au Dynamo de Zurich, on a des billets, miss them and go to hell.

mardi 9 juin 2009

+ de hard! 1.1

Si le printemps vous donne envie de vous replonger dans l'intégrale de Death Cab For Cutie vous avez sans doute raison mais ne passez pas à côté des quelques merveilles de rock couillu sorties ces derniers temps, ou à paraître avant la misère musicale des mois d'été.

La petite merveille à moitié inattendue d’abord ; j’ai nommé les bienheureux MINSK, et pas uniquement parce qu’ils ont un nom super mais surtout parce que c’est le seul groupe qui s’attache encore les tympans de tous les fans de Neurosis. Ceux-là même qui finissent par en avoir plus que leur claque d’Isis et de la pléthore et demi d’imitateurs plus ou moins inspirés du maître Turner et de sa clique bien pensante. With Echoes In The Movement Of Stones, le deuxième album des 4 de Chicago commence sur les chapeaux de chenilles avec 1 tube de 6 minutes, puissant, brutal et envoûtant. La formule de ce morceau comme des suivants est certes bien connue. Montées interminables, lead aigue, tournoyante et répétitive à souhait, rythmiques tribales, voix doublées, triplées, et plus si affinité, hurlements puissant en guise de backings, gros riffs dignes de Torche dans ces meilleurs moments (Three Moons), passages instrumentaux laissant entrevoir les influences non-occidentales du groupe (Consumed By Horizons Of Fire), parties chantée avec une voix claire limite (la dernière partie du très 70’s Means To An End ou encore le très Depeche Modesque Requiem:From Substance To Silence), rajoutant des couches et des couches même quand on en peut plus. Bref encore un de ces groupes qui tente de dépasser le rock, d’atteindre l’au-delà. Comme tout le monde en fait. Mais là où Pelican, Cult Of Luna et autres finissent par limer tous leurs points forts à force de chercher l’équilibre, Minsk creuse ses sillons à la machette atteignant toutes les limites en un album condensé et finalement très efficace.

mardi 5 mai 2009

Kylesa, Static Tension


Album des mois passés, album des prochains temps, album de l'année bien commencée grâce à ce putain de machin gallopant aux yeux fous et à la gueule écumante. Il ne reste plus grand chose du passé crust de Kylesa, juste ce qu'il faut de punkitude pour garder une ligne étique d'orchestre fucking true et le savoir du comment harder sec. Moins de crust, plus d'hallucination, de délires rythmiques à coup de deux batteurs qui tabasse en un balais zipnotisant, des guitares grasses et finaudes comme des danseuses étoiles obèses, . Heureusement qu'il y a encore des femmes et des hommes capable de nous filer l'impression de n'être pas tout à fait mort et de nous empêcher de se trouver un intérêt pour la weird folk et la cuisine sans beurre. C'est qu'à l'écoute de cet album le merdeux argneux qui sommeille en vous est rappelé à ses devoirs, écrire des imprécations sur les murs des chiottes publique, siffler des cannettes les pieds dans l'eau, réinventer son monde en fixant le son orteil droit et se sentir pousser des ailes huileuse et sombres à l'écoute de la poésie velue de ce monstreux “Static Tension”.

jeudi 12 mars 2009

Le rap suisse n'est pas mort, lui. 1.2

Alex Amonte, "Rap de bâtard" Ep Vol. 1, prods de Sandro Almonte, THD Records




Bub le Zombie "Poésie et cervelas" prods de Skile, cuts d'Oddrock, orformOrnorm


Il pleut des autoprods de rap romand à peu près toutes les semaines au magaze, il faut bien le dire. Et pas toujours incroyables. Mais ces temps on est gâté.

D'abord avec le Alex Amonte, un EP généreux de 10 titres, des prods super cools, variées et efficaces sans être bateau, des textes finauds et précis, parfois drôles, parfois dérangeants, un flow du tonnerre. On apprécie surtout la capacité du mc à s'adapter au rythme des instrus, à rapper parfois très vite et à poser par moment d'une manière souple, presque nonchalante. Un disque assez intimiste, une histoire de famille étant donné que les beats sont produits par le frère du mc. Un rap conscient sans clichés indigestes. Les nostalgiques de l'âge d'or du rap français sauront apprécier le talent de ce mc qui ne se cache ni derrière un pseudo, ni derrière un code postal.

Avec le monstrueux "Poésie et cervelas" de Bub le Zombie ensuite. Monstrueux dans tous les sens du terme. Cynique, frais, délicieusement méchant, vulgaire mais recherché, un disque sans limites. Un travail d'équipe entre Bub et tous ses amis, imaginaires et réels. Et tous ces ennemis aussi. Une guerre ironique. Un flow rapide et nasillard. Des mots compliqués. Un groove d'enfer. Une vraie mauvaise blague sans fautes. Des guests méga top classe comme l'incontournable Roccobelly, le bien-nommé Hades, le surprenant Astro et même MC Carlos! Et des textes à coucher dehors que vous pouvez lire ici si vous comprenez pas tout, on vous en voudra pas!

A Disc-à-Brac on en peut plus de bosser en même temps deux disques de rap du coin sans fautes d'orthographe dans le booklet! Donc on fête ça le vendredi 13 au magaze avec force coupettes et cervelas grillés. Viendez nombreux!

On vous attend aussi les 20 et 21 mars à l'espace autogéré de Lausanne pour le Give me 5 festival avec Bub et son show de tueur(s) mais aussi Nostra, Sisma, Amnesty, K.H.A. et bien d'autres!

Non, le rap suisse n'est pas mort!

Alex Almonte
Bub
orformOrnorm

mercredi 11 mars 2009

THE QEMISTS


BIG BEAT OU GROS Q

hum....après la vague des poitrines flamboyantes dévoilées sur les pochettes de stoner, THE QEMISTS arborent eux, un énorme Q que Rodin lui même n'aurait pas renié....... alléchant déjà...... non ???

Mais comme il n'y a pas que le Q dans la vie (hélas) parlons donc un peu du contenu artistique ...........pppffffff............euh ...... bon.....
la première ( la 25 ème non plus d'ailleurs ) écoute n'évoque pas vraiment du Leonard Cohen sous Valium, c'est un peu ailleurs que se situent les débats; ces voyous brutalisent les dancefloors , un peu à la sauce de Prodigy dans leur période de gloire, mais en moins malin (mon dieu est-ce possible ??? ) , il y a un peu de THE BUG aussi; sur ce ring sonore s'affrontent également quelques mc's issus de milieux choisis ce qui confère a l'ensemble un coté un peu grime.... (du latin : contedegrimm )

......de milieux choisis disai-je, dont MIKE PATTON , ok bonnardos, mais surtout .......surtout MC NAVIGATOR , ...........LUI !!!!!

LE mc de légende qui était sur tous les projets cools d'éléctro dans les 80's et les 90's, doit avoir 128 ans maintenant (et celà s'entend un peu) c'est certainement pour ca qu'il n'est crédité qu'en dixième position, mais ca valait quand même de se lever ce matin pour profiter de ce comebackouillet

Quoi qu'il en soit, je vais devoir aller m'acheter des fringues en adéquation si je veux me pavaner sur le tempo, (d'autant plus que SOLANGE LOSANGE va bien finir par sortir son album ); donc une grosse casquette jaune fluo avec une visière de 5m50 de large et la veste qui va avec..... (euh.... c'est fou le nombre de gosses d'aujourd'hui dont les parents faisaient du ski dans les années huitante ).....euh à la place de la casquette , je pourrais pas plutôt avoir le tricorne de l'Amiral NELSON....il était anglais aussi et il était lui aussi un MC NAVIGATOR

lundi 9 mars 2009

SAMAEL "Above"

LES JOURS RALLONGENT.......LES CHEVEUX AUSSI !!!

En ce printemps 1009 une légère brise printanière frémit sur le Valais;
après quelques siècles de joyeux labours prospères et bucoliques dans la
vallée alluviale et nourricière du Rhône, nos fiers barbares s'ennuient
ferme , lors des veillées aux coins du feu ils se remémorent les glorieux
exploits de leurs ancêtres Veragres et Sedunes qui foutirent
la pâtée à la XII ème légion de Servius Galba lors
de la très célèbre bataille d'Octodure................( 56 av. j-c )

Exhortés donc par leur femmes qui les traitent de miquelets et, l'alcool
aidant, ils décident donc d'en remettre une couche, et de partir sur de
nouveaux territoires, histoire d'avoir de nouveau des trucs a se raconter
lors de leurs beuveries, et que merde a la fin ......SONNEZ LE
TOCSIN...... AMENEZ MOI MON ARMURE ....
ET PRENEZ SOIN DE MA FEMME ET DE
MES ENFANTS.....

LES HOMMES DU NORD SONT DE RETOUR !!!!( euh du nord d'Aoste surtout.... )
et cette fois ils ne sont pas rasés avant de partir, au placard les tubes
de gel !!! à la cave les clavecins !!! on ressort les drakkars et les
masses d'armes, ce raid dévastateur n'ayant qu'un but......... occire des
ennemis, et brutaliser ses femmes afin de les offrir en holocauste à
leurs dieux ancestraux, j'ai nommé ODIN, SLAYER, VENOM...ET THOR

L'aventure promet d'être belle

VAE VICTIS

vendredi 27 février 2009

KITTY, DAISY & LEWIS

Chouette, leur album est à nouveau dispo!

Tandis que le mouvement « underage » fait le bonheur des professionnels de la musique et des ados lookés, une fratrie londonienne sort enfin du lot. Kitty, Daisy et Lewis Durham, 15, 20 et 18 ans respectivement, semblent plutôt jouer pour leurs grands-parents, voire arrière-grands-parents, que pour leurs contemporains. Passionnés tant par la musique populaire américaine ; blues, country, R&B, rockabilly, folk, surf ou jazz, que par les techniques et le matériel d’enregistrement des années 40 à 60, les petits ont enfermé tout ça dans leur cabane avec, bien sûr, des talents de musiciens hors du commun. Le résultat est époustouflant ; bonnes vibrations, sons chauds, voix sensuelles. Un très bel hommage, et qui groove, ce qui ne gâche rien.

mercredi 11 février 2009

REVENGE OF THE SUPER FEMALE RAPPERS!


FLY GIRLS

B-Boys beware : Revenge of the Super Female Rappers ! nous prévient la cover de la nouvelle compile de chez Soul Jazz Records, le label le plus crédible quant il est question de compiles d’inédits et de rééditions de titres old-school, black plus particulièrement. Cette excellente compilation dédiée aux rappeuses offre un sans faute tant historique qu’artistique. De Lady B, la première femme à enregistrer un single rap en 1979, à la star internationale Missy Elliott en passant par les MC’s féminins indépendants les plus respectés des 90’s comme Bahamadia ou Queen Latifah, SJR n’oublie pas de dépoussiérer quelques talents oubliés. À une époque où la femme dans l’imagerie hip-hop est souvent réduite à une potiche (c’est un euphémisme), Soul Jazz rappelle qu’un mouvement contestataire comme le hip-hop ne pouvait que séduire des femmes ayant des choses à dire, et pas uniquement sur leur condition sociale, leur sexe ou leur couleur. Ces nanas qui n’ont pas leur langue dans leur poche nous font savoir qu’une musique, presque aussi vieille que le punk, devait aussi compter sur elles pour construire un édifice culturel de cette ampleur.



lundi 9 février 2009

L'hippopotame ratatiné et le pique-boeuf agonisant.

Bruce Springsteen et John Mellencamp

Il faut bien l'avouer; j'ai toujours aimé le rock ricain pur et dur. Les tubes surproduits, les refrains enlevés, les riffs glorieux, les voix surmixées, les solis léchés, les choeurs féminins qui font ouh ouh. Tom Petty qui fait danser nos pères, Hold Steady qui fait que c'est toujours notre première cuite et notre première baise ratée, Rod Stewart qui reprend les plus mainstream des rock anthems comme si les siens ne suffisaient pas... Les hymnes ont toujours du bon, avec ou sans le recul européen de bon aloi, ils finissent toujours par se découper un petit quartier d'éternité, mettant du baume au coeur à Philippe Maneuvre (même s'il est obligé de dire que les Plasticines c'est mieux, chacun sa croix) comme au pequenot du fin fond du Texas.
C'est dit.
Mais quand même, il y a des limites.
Des limites à respecter. Même quand on est le demi-dieu vivant du rock de stade, l'Alexandre le Grand des ondes radios, le copyright de la musique populaire américaine, l'Elton John de Barack Obama, même quand on s'appelle Bruce Springsteen. Surtout quand on s'appelle Bruce Springsteen. Nom d'un chien quand on est le Boss on ne commence pas son 24ème album par un pathétique emprunt à Kiss. Par pitié. Il est des choses qu'on a le droit de faire quand on est des punks et qu'on s'appelle Arton Wall mais qu'hélas il n'est plus permis de faire quand on a accouché de Born In The USA.

Bref, reste ce "Working On A Dream" dont on ne sait trop que faire. Pas un disque vraiment raté. A vrai dire dans la discographie récente de Springsteen même le peu convaincant The Rising offrait son chapelet de bons morceaux (le tubesque Further Up On The Road, un Nothing Man dans la veine de Nebraska, l'augural Counting On A Miracle) tandis que les Seeger Sessions étaient un petit chef d'oeuvre à part entière et que l'avant-dernier Magic était un très bon album du Boss avec l'E-Street Band, voire notre newsletter no.8. Mais ce nouvel album arrive trop tôt pour être artistiquement crédible, est bourré de platitudes bien-pensantes, d'auto-parodies et de fautes de goût, parfois les trois à la fois. C'est dur. Et on ne parle pas de la pochette. Et en plus la production est tellement léchée que les rares coups de maître du maître disparaissent sous le goût des exhausteurs de saveur périmés et surfaits du pourtant très compétent O'Brien.

Dommage pour Bruce. Les fans l'achèteront quand même les yeux fermés et c'est pas moi qui leur jetterai la pierre. Car pour un fan 2-3 bons morceaux suffisent à sauver un album. Et l'honneur est sauf ici. Grâce au bluesy, stonien et crasseux Good Eye qui ne va nul part et ne veux rien dire. A l'évident Working On A Dream. Au sympathique What Love Can Do. Et à l'efficace Lucky Day, qui, en matière de rock anthem, aurait suffi. Sans être inoubliable, il remplit son rôle de tube vendeur, mais par là même souligne l'inutilité du reste de l'album. Les deux morceaux bonus, plus folk et minimalistes, rappellent d'abord qu'artistiquement c'est ce que Springsteen fait de mieux, qu'il a vraiment une voix, une guitare et un discours mais aussi que si le répertoire du songwriting de bon goût peut s'étendre ad eternam ce n'est pas vraiment le cas de celui du rock épique.

Du coup si le Boss voulait par cet album prématuré combler le vide créé par le retrait en masse de ses fans républicains m'est avis que c'est raté. Cela dit les comments de ceux-ci sur son site valent vraiment le détour. Il ferait mieux de rééditer Nebraska et Ghost Of Tom Joad en vinyl et de viser les jeunes générations qui se pâment devant Devendra Banhart, faute de mieux. Free advice, Boss.


Ceux d'entre vous qui m'ont suivi jusque là, bravo, et qui justement préfèrent ces deux albums risquent fortement de préférer le nouvel album d'un autre papy du rock ricain canonique. J'ai nommé John "Cougar" Mellencamp et son splendide "Life Death Love And Freedom"

Bon, je vais pas vous faire l'historique de John Mellencamp, sorte de Springsteen raté qui a toujours essayé très dur mais n'y est jamais arrivé vraiment. Et sur qui l'ignoble industrie du disque à fait peser le poid de toutes ses crasses les plus ignobles, comme lui imposer un nom d'artiste ignoble, le signer sur une major ignoble pour le dégager d'un manière ignoble, et j'en passe et des glorieuses. Il fut la risée de la presse lorsque ces albums étaient dans les charts, et dédaigné du public quand la critique reconnut enfin ses aptitudes d'auteur-compositeur-chanteur américain pur sucre. Il faut dire aussi que Mellencamp est un peu un loser, d'abord avec cette volonté affichée de faire exploser le billboard, de prendre la place des grand alors qu'il débarquait de nulle part, puis avec cette prise de position anti-branding brandie à côté de toutes les causes démagos qui font bien dans le press-book et dans les petits papiers de Bono, pour finalement être balayée par un morceau de synchro pour une pub télé.

Bref tout ça fit que le petit John s'il atteint une certaine audience, et un statut potable sur l'Olympe des Dieux du Stade, dans son pays ne traversa jamais complètement l'Atlantique pour convaincre des Européens ou trop malins ou trop pointilleux sur l'authenticité des rockstars proposées pour l'accueillir les bras ouverts. Ainsi, pour ma part, j'étais passée à côté et, en écoutant ses vieux tubes, même si j'aime bien ça, je me dis pas que j'ai raté un truc vraiment indispensable. Alors que si je découvrais Springsteen maintenant je ne serais sans doute déjà plus là pour découvrir Springsteen maintenant, ahem... Bref. Première différence entre l'hippopotame et le pique-boeuf. 2ème : la classe. 3ème : la souffrance. 4ème : l'entourage. Et c'est ces deux dernières qui vont nous intéresser ici. Car c'est la souffrance et l'entourage du brave John qui font de ce disque, au titre par vraiment permis non plus, une petite merveille à ne pas snober.

La souffrance d'abord. La souffrance presque standard des classes laborieuses, la maladie, la rébellion adolescente et l'hyppopotamesque and for my 19 birthday i got a union card and a wedding coat vécu deux ans plus tôt. La souffrance non moins standard de l'artiste dénigré, du jeune homme floué, l'amertume, les regrets. Le temps qui passe. La honte. Les échecs qui entachent ce qui aurait du être une carrière. La vieillesse. Bon, finalement je vous ai quand même fait un semblant de biographie du bonhomme. Mais c'est vraiment ça qui explique la qualité de cet album. Ces textes désenchantés. Cette fureur fatiguée. Ces sombres accords mineurs (sans blague). Bref, ce grand disque de songwriting touchant.

L'entourage ensuite. Qui se résume en un nom T-Bone Burnett. Oui, lui. Celui dont on vous parlait déjà en même temps que de Magic, no. 8 encore, celui qui a fait ça Et qui donc a produit ce somptueux Vie Mort Amour et Liberté. Le vieux aux 28 oreilles et aux 240 doigts, le génie du sombre, du vrai, du triste. Son touché fait fondre tous le pathos de Mellencamp, rend à ses morceaux leur profondeur, en y ajoutant une ligne de slide par-ci, des backing à la Harris (Emmylou pas Deborah) par-là, une rythmique bluesy crasseuse quand nécessaire, un poil de Hammond pour le brillant ou alors rien de plus qu'une guitare desséchée quand la substantifique moelle s'impose d'elle-même, notamment par son phrasé tout springsteenien, tiens...

Bref. Je vous recommande cet album. Chaudement. J'insiste.

Et maintenant que j'ai battu Nangijala au concours de longueur de post, je vais aller me coucher en adressant ma prière au Bon Dieu du Rock.
"Merci Seigneur pour tous ces vieux qui font des bons disques.
S'il te plaît fait vivre T-Bone Burnett trèèèès longtemps.
Comme ça, quand le Boss sera vraiment vieux, il pourra le sauver de lui-même.
Oui comme Rick Rubin l'a fait pour Johnny Cash. Oui.
Merci Seigneur.
Et laisse Brendan O'Brien s'occuper de Mastodon plutôt.
Amen"
e-

jeudi 5 février 2009

Arrivages et restockages 1.2

En rock cette fois...

Le nouveau ENABLERS "Tundra" ou l'étrange rencontre du bruit, du rock et de la déclamation. Malin et magique. On attend de pied ferme le nouvel album de BEIRUT, qui ne saurait tarder. Les nouveaux ANDREW BIRD "Noble Beasts" et LONEY DEAR ."Dear John." sont quant à eux arrivés à bon port. OMAR RODRIGUEZ LOPEZ aussi mais il se sent un peu seul (ha, ha, ha).

En hard qui dépote on a fait un petit réassort de récent et d'un poil moins récent, à savoir, entre autres, US CHRISTMAS, 16, MENACE RUINE, BLACK ELK, HEY COLOSSUS, HARVEY MILK (des singles dont vous nous direz des nouvelles...), SAVIOURS, ROADSAW, CANNIBAL CORPSE, CATTLE DECAPITATION et le tout nouveau DALEK, non c'est pas du hard mais c'est tout comme!

Et on a de nouveau du THESE ARMS ARE SNAKES, BRONX III et les vieux BLACK KEYS, le meilleur duo de la terre. Le NAPALM DEATH quant à lui suit lentement mais sûrement les incompréhensibles méandres des réseaux de distribution (où quant il ne fait pas bon être distribué par une major incompétente, là, c'est dit!)

Voilà, de retour sous peu avec de vraies chroniques, là c'est un peu du foutage de gueule je vous l'accorde mais, hélas, 4 oreilles et 4 mains ça fait pas beaucoup pour digérer tout ce qui sort ces jours...

Shelving IMIHS




Cet enregistrement
a été mis sur pied en trois jours, dans la grange d'une veille ferme ouverte aux quatre vents sur la commune des “Enfers” dans le Jura suisse. IMIHS est un mot gravé sur le côté droit de la maison, on en saura pas plus. Shelving souhaitait s'isoler quelque jours, afin de créer une dynamique et un contexte particuliers d'enregistrement live: “
un moment où l'on a voulu mettre sur la table nos idées et les enregistrer. Sans passer des semaines à overduber ou à tourner les morceaux dans tout les sens”. Le résultat est extraordinaire: Un empilement de couches de claviers grandiose. Des accumulation de pattern sur pattern poussant à l'angoisse, au tourment puis à une épiphanie soudaine, une illumination quasi chamanique. Comme si a lumière courait sur les claviers prise d'élan mystique. La réalité de la musique n'en est plus une, du moins il semblerait qu'il nous est présenté de nouvelles dimensions inouïes au travers de cinquante minutes de lumière ocillante, de phare hypnotique. Après, ce fut le noir.



sortie chez Division Records début mars